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Gale des oreilles chat : symptômes, traitement et prix en 2026

Mis à jour en 2026 · 11 min de lecture

Votre chat se gratte les oreilles avec une insistance qui vous inquiète, secoue la tête plusieurs fois par heure, et quand vous soulevez son pavillon vous découvrez un dépôt sombre, sec et granuleux qui ressemble à du marc de café. Ce tableau est l’un des plus reconnaissables de la médecine féline : il évoque très fortement la gale des oreilles du chat, que les vétérinaires appellent otacariose ou gale auriculaire. Une précision rassurante d’emblée : le parasite responsable ne met pas la vie de votre animal en danger et le traitement est simple. Une précision moins agréable : c’est aussi l’une des affections qui récidivent le plus, presque toujours pour les deux mêmes raisons, un traitement arrêté trop tôt et un animal du foyer oublié. Ce guide détaille comment reconnaître la gale des oreilles, ce avec quoi on la confond, le protocole qui fonctionne réellement, les complications quand l’épisode traîne, le budget observé en 2026 et la manière dont une assurance santé traite ce motif très particulier, à la frontière entre le soin et la prévention.

Les montants, durées et protocoles cités ici sont indicatifs et varient selon la clinique, la région et l’état de votre animal. Seul votre vétérinaire peut poser un diagnostic, prescrire un traitement et établir un devis. En matière de remboursement, seules les conditions générales de votre contrat font foi.

Qu’est-ce que la gale des oreilles chez le chat ?

La gale des oreilles est une parasitose du conduit auditif externe. Elle n’a aucun rapport avec une infection attrapée dans un courant d’air ou avec un manque d’hygiène de votre part : elle se transmet d’un animal à un autre, et un chat impeccablement entretenu peut parfaitement la contracter.

Un acarien invisible à l’œil nu

Le responsable est un acarien nommé Otodectes cynotis, qui mesure moins de 0,5 mm. Il vit à la surface du conduit auditif, se nourrit de débris cutanés et de cérumen, et provoque par sa présence une irritation intense. Son cycle de vie complet, de l’œuf à l’adulte, dure environ trois semaines. Retenez ce chiffre : c’est lui qui commande toute la durée du traitement, et son ignorance explique la quasi-totalité des rechutes.

Une affection très fréquente, surtout chez le jeune chat

L’otacariose n’est pas une curiosité vétérinaire, c’est un motif de consultation courant. Les sources spécialisées en dermatologie féline la situent à l’origine de plus de la moitié des otites externes du chat et lui attribuent près d’un quart des consultations de dermatologie féline. Elle concernerait environ un tiers des chats de moins d’un an. Chaton adopté, chat de refuge, chat issu d’une portée non suivie ou chat ayant libre accès à l’extérieur : ce sont les profils les plus exposés.

Comment votre chat l’attrape

La transmission se fait par contact direct, museau contre oreille, lors d’un toilettage mutuel, d’un jeu ou d’un affrontement. Elle est extrêmement contagieuse entre chats, et aussi entre chats, chiens et furets, qui partagent le même parasite. Les couchages, brosses et paniers partagés jouent également un rôle de relais.

La mère transmet fréquemment le parasite à sa portée pendant les premières semaines. C’est la raison pour laquelle une gale des oreilles découverte chez un chaton doit faire vérifier les oreilles de toute la fratrie, y compris celles des chatons qui ne se grattent pas encore.

Les symptômes de la gale des oreilles du chat

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Le cérumen noir, signe le plus évocateur

Le signe qui met sur la piste est un cérumen brun foncé à noir, sec et friable, comparé par toutes les sources à du marc de café. Il s’accumule au fond du conduit et sur la face interne du pavillon, parfois en quantité impressionnante, et dégage souvent une odeur inhabituelle. Ce dépôt n’est pas de la saleté : c’est un mélange de cérumen, de débris et de déjections du parasite.

Les démangeaisons et ce qu’elles provoquent

Le prurit, c’est-à-dire la démangeaison, est violent et c’est souvent lui que les propriétaires remarquent en premier. Il se traduit par :

  • un grattage frénétique d’une oreille ou des deux, avec les pattes arrière ;
  • des secouements de tête répétés, parfois plusieurs fois par heure ;
  • des lésions de grattage autour des oreilles, sur les joues et la nuque : poils cassés, croûtes, plaies qui saignent ;
  • une rougeur et une irritation du pavillon et de l’entrée du conduit ;
  • une irritabilité nouvelle, un chat qui refuse d’être caressé sur la tête ou qui dort mal.

Un signe est particulièrement parlant, et les vétérinaires le recherchent volontiers : le réflexe otopodal. En frottant doucement la base de l’oreille, on déclenche chez l’animal atteint un mouvement de pédalage de la patte arrière du même côté. Ce réflexe exagéré traduit une irritation profonde du conduit.

Les signes avancés qui doivent accélérer la consultation

Quand l’épisode dure depuis des semaines, le tableau se complique et sort du registre de la simple démangeaison :

  • un écoulement purulent, jaune ou verdâtre, signe de surinfection bactérienne ;
  • une tête penchée en permanence d’un côté ;
  • une perte d’équilibre, une démarche hésitante, un mouvement anormal des yeux ;
  • un pavillon gonflé comme un coussin, souple et chaud ;
  • une douleur franche au moindre contact, avec un chat qui grogne ou fuit.

Ces signes ne relèvent plus de la gale seule : ils évoquent une otite externe surinfectée, une atteinte de l’oreille moyenne ou interne, ou un hématome du pavillon. Ils justifient une consultation rapide, pas un nettoyage maison.

Cérumen noir ne veut pas toujours dire gale

C’est le point que la plupart des articles traitent trop vite, alors qu’il change le traitement du tout au tout. Un antiparasitaire appliqué sur une otite qui n’est pas parasitaire ne soignera rien, et retardera la vraie prise en charge.

Cause possibleCe qui met sur la piste
Gale des oreilles (Otodectes cynotis)Cérumen noir sec et friable, démangeaisons violentes, souvent les deux oreilles, chat jeune ou vivant avec d’autres animaux, plusieurs animaux atteints au foyer
Otite à levures (Malassezia)Tableau très proche, également cérumineux et très prurigineux, d’où la confusion fréquente. Seul l’examen du prélèvement au microscope tranche
Otite bactérienneÉcoulement plutôt humide et malodorant, douleur marquée, souvent secondaire à autre chose
Corps étranger dans le conduitDébut brutal, une seule oreille, chat qui vient de rentrer d’une balade en herbes hautes, secouements de tête intenses
Allergie alimentaire ou environnementaleOtite qui revient sans cesse malgré des traitements bien menés, associée à des démangeaisons ailleurs sur le corps
Polype du conduit auditifOtite purulente qui résiste, chez un chat jeune, souvent une seule oreille
Tumeur ou masse du conduitChat âgé, atteinte unilatérale, saignements, otite chronique qui ne cède jamais

Ce tableau ne remplace pas un examen. Il vous aide à décrire précisément ce que vous observez : depuis quand, une oreille ou les deux, avec quel aspect de cérumen, et si d’autres animaux du foyer se grattent. Ces trois informations orientent beaucoup le vétérinaire.

Le diagnostic chez le vétérinaire

Le diagnostic repose sur deux gestes simples, rapides et peu coûteux.

  • L’examen à l’otoscope, qui permet de regarder le conduit auditif sur toute sa profondeur, d’apprécier l’inflammation, de vérifier l’état du tympan et parfois d’apercevoir directement les acariens, mobiles, en surface du cérumen.
  • un prélèvement de cérumen observé au microscope, appelé cytologie auriculaire. C’est l’examen qui confirme et qui, surtout, distingue la gale d’une otite à levures ou d’une otite bactérienne. Il identifie les acariens, les œufs, les levures, les bactéries et les cellules inflammatoires présentes.

Chez un chat très douloureux ou très agité, un examen approfondi peut nécessiter une sédation légère. En cas d’otite chronique qui résiste, d’atteinte d’une seule oreille ou de signes neurologiques, le vétérinaire peut aller plus loin : imagerie de l’oreille moyenne, recherche d’un polype ou d’une masse. On sort alors du cadre de la gale simple, et le budget change d’échelle.

Le traitement de la gale des oreilles du chat

L’antiparasitaire, socle du traitement

Le traitement repose sur un antiparasitaire acaricide prescrit par le vétérinaire. Plusieurs familles de molécules disposent d’une indication reconnue contre Otodectes cynotis chez le chat, le plus souvent sous forme de pipette spot-on appliquée entre les épaules :

  • la sélamectine, considérée comme l’acaricide systémique de référence pour cette indication en raison de son efficacité et de sa bonne tolérance, seule ou associée au sarolaner ;
  • la moxidectine, en association avec l’imidaclopride ou avec le fluralaner, cette dernière combinaison ayant montré une efficacité élevée en une seule application topique ;
  • des pommades auriculaires à appliquer directement dans le conduit, selon un rythme et une durée fixés par l’ordonnance.

Le choix de la molécule, de la forme et du rythme revient au vétérinaire. Il dépend du poids et de l’âge du chat, de la présence ou non d’une surinfection, et du nombre d’animaux à traiter au foyer.

Le nettoyage auriculaire, indispensable et souvent mal fait

Le nettoyage n’est pas un geste de confort : le cérumen accumulé abrite les parasites et empêche le produit d’agir. Il se fait avec une solution auriculaire vétérinaire, jamais avec de l’eau, du vinaigre, de l’huile essentielle ou un produit trouvé sur un forum.

Le principe : remplir le conduit de solution, masser la base de l’oreille quelques secondes, laisser le chat secouer la tête, puis essuyer uniquement le pavillon et l’entrée du conduit avec une compresse. Jamais de coton-tige enfoncé dans le conduit : il tasse les débris vers le tympan au lieu de les extraire. Le rythme est généralement quotidien la première semaine, puis espacé, sur plusieurs semaines. Le premier nettoyage est souvent réalisé en clinique, ce qui permet au passage de vous montrer le geste.

La règle des 28 jours

C’est le point le plus important de tout cet article. Les acaricides agissent sur les formes mobiles du parasite, pas sur les œufs. Or il faut environ trois semaines pour qu’un œuf devienne un adulte. Un traitement interrompu au bout de dix jours, parce que le chat ne se gratte plus, laisse éclore une nouvelle génération : la gale repart, et le propriétaire conclut à tort que le produit ne marche pas.

Il faut donc couvrir au minimum 28 jours, soit l’intégralité du cycle, et souvent davantage. Selon la molécule, cela se traduit par une application unique à effet prolongé, par un renouvellement mensuel, ou par des applications rapprochées sur trois à quatre semaines. Comptez au total trois à quatre semaines de soins pour un cas simple, parfois plusieurs mois si une otite s’est installée. Allez au bout de l’ordonnance, même si tout semble réglé.

Traiter tout le foyer, et pas seulement le chat qui se gratte

Le parasite circule. Si vous ne traitez que l’animal symptomatique, les autres le réinfesteront. Il faut donc :

  • traiter tous les chats, chiens et furets du foyer, même ceux qui ne montrent aucun signe, avec un produit adapté à leur espèce et à leur poids ;
  • traiter les deux oreilles du chat atteint, même si une seule paraît touchée ;
  • laver le couchage, les paniers, les brosses et les tissus où les animaux se reposent ;
  • désinfecter l’environnement si le vétérinaire le juge utile, avec un produit adapté et sans danger pour les animaux.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Utiliser un produit destiné au chien. Certaines molécules antiparasitaires courantes chez le chien, la perméthrine en particulier, sont toxiques pour le chat et peuvent provoquer des tremblements et des convulsions. Ne partagez jamais une pipette entre espèces, et lisez l’étiquette avant toute application.
  • Traiter sans diagnostic. Un cérumen noir peut venir d’une otite à levures, qui ne cédera pas à un acaricide.
  • Nettoyer en profondeur avec un coton-tige, au risque de léser le conduit ou le tympan.
  • Mettre un produit dans une oreille dont le tympan est peut-être perforé. C’est précisément ce que l’otoscopie vérifie avant la prescription.
  • Laisser le chat se gratter sans protection. Une collerette souple sur quelques jours évite parfois une plaie qui devra être soignée à son tour.

Les complications d’une gale des oreilles négligée

Une personne compare une assurance avec son chien à côté
Unsplash

La gale elle-même est bénigne. Ce sont ses complications qui font grimper la facture et la gêne pour l’animal.

  • L’otite externe surinfectée. L’inflammation chronique ouvre la porte aux bactéries et aux levures. Le traitement s’allonge, avec gouttes antibiotiques et anti-inflammatoires, et le conduit peut s’épaissir durablement.
  • L’othématome. Les secouements de tête répétés rompent des vaisseaux du pavillon, qui se remplit de sang et gonfle comme un coussin. Le traitement est souvent chirurgical : on vide la poche et on maintient le pavillon comprimé le temps de la cicatrisation.
  • L’atteinte de l’oreille moyenne ou interne. Plus rare, elle se manifeste par une tête penchée, une perte d’équilibre et des mouvements oculaires anormaux. La prise en charge est plus longue et plus lourde.
  • Les lésions de grattage surinfectées sur les joues, la nuque et le pourtour des oreilles, qui demandent leurs propres soins.

Le message pratique est simple : une gale traitée dans les jours qui suivent son apparition coûte une consultation et une pipette. La même gale laissée trois mois peut déboucher sur une chirurgie.

Combien coûte la gale des oreilles du chat en 2026 ?

Les tarifs vétérinaires sont libres en France, ce qui explique des écarts importants entre une clinique rurale et une structure urbaine ou un service d’urgence. Les fourchettes ci-dessous sont relevées en 2026 sur le marché français et restent indicatives.

PosteFourchette indicative
Consultation vétérinaire30 à 60 €
Prélèvement et examen du cérumen au microscope30 à 80 €
Nettoyage auriculaire réalisé en clinique20 à 50 €
Solution de nettoyage auriculaire10 à 25 €
Antiparasitaire acaricide (pipette ou pommade)15 à 60 €
Traitement d’une surinfection (gouttes antibiotiques, anti-inflammatoires)20 à 50 €
Consultation de contrôle30 à 50 €
Chirurgie d’un othématomeautour de 270 € en moyenne, de 200 à 1 000 € selon les cas

Trois scénarios pour se repérer

  • Cas simple, un seul chat, pris tôt. Une consultation, une cytologie, un nettoyage et un antiparasitaire : l’épisode se règle le plus souvent entre 80 et 170 €.
  • Parcours complet avec contrôle et surinfection légère. En additionnant la consultation initiale, les examens, les nettoyages, le traitement et une consultation de contrôle, plusieurs sources du marché situent le total entre 165 et 365 €.
  • Complication chirurgicale. Un othématome opéré, avec anesthésie, chirurgie, collerette et soins postopératoires, dépasse couramment 300 à 600 €, et davantage si le conduit auditif lui-même doit être traité.

Un point de budget souvent oublié : si vous avez trois animaux au foyer, il faut trois traitements. Le poste antiparasitaire se multiplie, même si une seule consultation suffit parfois pour l’ensemble.

Contagion : les autres animaux, et vous

Entre animaux, la contagion est forte. Un chat atteint doit être considéré comme une source active pour tous les chats, chiens et furets qui le côtoient, y compris ceux qui ne se grattent pas. C’est pourquoi le traitement collectif fait partie du protocole et non des précautions facultatives.

Pour l’être humain, la gale des oreilles du chat n’est pas considérée comme une maladie transmissible. Le parasite ne s’installe pas durablement chez nous : une expérience vétérinaire documentée, où le parasite a été volontairement introduit dans un conduit auditif humain, a montré sa disparition spontanée au bout de quelques semaines. De rares démangeaisons passagères ont été décrites chez des personnes très exposées. Si vous constatez des symptômes, la question se règle avec un médecin, pas avec un article.

Comment éviter la récidive

Un chat en bonne santé à la maison
Unsplash
  • Inspectez les oreilles régulièrement, une fois par semaine, en soulevant simplement le pavillon. Repérer un cérumen qui se colore prend cinq secondes.
  • Maintenez un antiparasitaire externe régulier adapté à votre chat, selon le protocole conseillé par votre vétérinaire, en particulier pour un chat qui sort ou qui vit avec d’autres animaux.
  • Isolez le temps du traitement les animaux qui se fréquentent beaucoup, dans la mesure du possible.
  • Vérifiez les oreilles de tout nouvel arrivant avant de l’introduire au foyer : chaton adopté, chat de refuge, chat trouvé.
  • Faites contrôler la guérison. Une consultation de contrôle en fin de traitement évite de découvrir trois semaines plus tard que le parasite n’avait pas disparu.
  • Cherchez la cause de fond en cas d’otites à répétition. Une gale qui revient trois fois par an interroge : allergie, anomalie du conduit, animal contaminateur non traité.

Assurance chat : ce qui est remboursé et ce qui ne l’est pas

La gale des oreilles est un cas d’école intéressant, parce qu’elle mobilise deux garanties distinctes et qu’elle se heurte à deux mécanismes contractuels que l’on découvre souvent trop tard.

  • L’épisode de maladie relève des frais vétérinaires. Consultation, cytologie auriculaire, nettoyage en clinique, antiparasitaire prescrit et traitement d’une surinfection entrent dans la garantie principale. Ils sont remboursés selon le taux de remboursement de la formule, le plus souvent de 50 à 100 %, dans la limite du plafond annuel, généralement de 1 500 à 4 000 €.
  • L’antiparasitaire de prévention relève du forfait prévention. La distinction est subtile mais décisive : une pipette achetée pour traiter une gale diagnostiquée est un acte de soin, tandis qu’un antiparasitaire administré en routine à un animal sain est de la prévention. Cette seconde dépense ne passe pas par la garantie maladie mais par le forfait prévention, une enveloppe annuelle proposée en option ou incluse selon les formules, souvent comprise entre 30 et 80 € par an. Vérifiez ce que ce forfait couvre exactement : les périmètres varient beaucoup d’un contrat à l’autre.
  • La franchise est le point décisif sur ce motif. Un épisode simple à 120 € peut passer intégralement sous une franchise annuelle, et ne rien vous rapporter. Cette réalité n’a rien d’anormal : une assurance santé animale se justifie surtout sur les imprévus lourds, ici le scénario chirurgical, pas sur la consultation à 40 €. Regardez si la franchise s’applique par acte ou une fois par an, la différence est considérable sur un traitement qui demande plusieurs rendez-vous.
  • Le délai de carence, cette période après la souscription pendant laquelle rien n’est remboursé, se situe couramment autour de 48 heures pour les accidents et de 30 à 45 jours pour les maladies. Souscrire un contrat le jour où l’on découvre du cérumen noir ne couvrira donc pas l’épisode en cours.
  • L’antériorité est le vrai piège ici. Une gale déjà présente, ou déjà consignée dans le dossier médical au moment de la souscription, est considérée comme une affection préexistante et se trouve exclue dans la quasi-totalité des contrats. Sur une affection aussi récidivante, la conséquence peut être large : certains assureurs excluent alors les otites de l’animal dans leur ensemble, pas seulement l’épisode déclaré. Le point mérite une lecture attentive si votre chat a un historique d’otites.
  • Les plafonds par garantie. Certains contrats prévoient des sous-plafonds ou des limites par affection. Sur une otacariose qui revient deux fois dans l’année, cette mécanique change le remboursement réel.

Comparer deux contrats sur ce motif revient donc à regarder quatre éléments côte à côte : le mode de calcul de la franchise, le taux de remboursement, le contenu du forfait prévention, et la rédaction exacte des clauses d’antériorité et de récidive. Ces informations figurent dans les conditions générales, qui seules font foi.

Ce qu’il faut retenir

La gale des oreilles du chat est une parasitose du conduit auditif due à l’acarien Otodectes cynotis, très contagieuse entre chats, chiens et furets, mais non transmissible durablement à l’être humain. Elle se reconnaît à un cérumen noir sec en marc de café, à des démangeaisons violentes et à des secouements de tête répétés, et elle touche particulièrement les chats de moins d’un an. Deux gestes suffisent à la confirmer chez le vétérinaire, l’otoscopie et l’examen du cérumen au microscope, et cette confirmation compte : une otite à levures donne un tableau presque identique sans relever du même traitement. Le protocole associe un antiparasitaire acaricide prescrit, des nettoyages auriculaires avec une solution vétérinaire, le traitement de tous les animaux du foyer et une durée minimale de 28 jours, imposée par les trois semaines du cycle du parasite. Négligée, elle évolue vers l’otite surinfectée, l’othématome, parfois l’atteinte de l’oreille moyenne. Côté budget, comptez 80 à 170 € pour un cas simple pris tôt en 2026, 165 à 365 € pour un parcours complet avec contrôle, et plus de 300 à 600 € si une chirurgie du pavillon devient nécessaire. Enfin, gardez en tête la frontière entre le soin, qui relève des frais vétérinaires, et la prévention antiparasitaire, qui dépend du forfait prévention, ainsi que le poids de la franchise sur des montants de cet ordre.

Questions fréquentes

Comment reconnaître la gale des oreilles chez un chat ?

Le signe le plus évocateur est un cérumen brun foncé à noir, sec et friable, que toutes les sources comparent à du marc de café, accumulé au fond du conduit et sur la face interne du pavillon, souvent avec une odeur inhabituelle. Il s’accompagne de démangeaisons violentes : grattage frénétique d’une oreille ou des deux, secouements de tête répétés, lésions de grattage autour des oreilles et sur les joues, rougeur du pavillon, et parfois une irritabilité nouvelle. Un signe complémentaire est le réflexe otopodal : en frottant la base de l’oreille, on déclenche un mouvement de pédalage de la patte arrière du même côté. Attention toutefois, un cérumen noir n’est pas toujours une gale : l’otite à levures donne un tableau très proche, et seul l’examen du prélèvement au microscope permet de trancher.

Combien de temps faut-il traiter une gale des oreilles et pourquoi 28 jours minimum ?

Le cycle de vie de l’acarien Otodectes cynotis, de l’œuf à l’adulte, dure environ trois semaines. Les traitements acaricides agissent sur les formes mobiles du parasite, pas sur les œufs déjà pondus. Un traitement interrompu au bout de dix jours, parce que le chat ne se gratte plus, laisse donc éclore une nouvelle génération et la gale repart. Il faut couvrir au minimum 28 jours, soit l’intégralité du cycle, et souvent davantage. Selon la molécule prescrite, cela se traduit par une application unique à effet prolongé, un renouvellement mensuel ou des applications rapprochées sur trois à quatre semaines, auxquelles s’ajoutent les nettoyages auriculaires. Comptez trois à quatre semaines de soins pour un cas simple, et plusieurs mois si une otite s’est installée. Allez toujours au bout de l’ordonnance.

Quel traitement contre la gale des oreilles du chat, et peut-on utiliser un produit du chien ?

Le traitement repose sur un antiparasitaire acaricide prescrit par le vétérinaire, le plus souvent en pipette spot-on appliquée entre les épaules. Plusieurs molécules disposent d’une indication reconnue contre Otodectes cynotis chez le chat : la sélamectine, considérée comme l’acaricide systémique de référence pour cette indication, seule ou associée au sarolaner, et la moxidectine en association avec l’imidaclopride ou le fluralaner. S’y ajoutent des nettoyages auriculaires avec une solution vétérinaire, jamais avec de l’eau, du vinaigre ou une huile essentielle, et sans coton-tige enfoncé dans le conduit. Il ne faut surtout pas utiliser un produit destiné au chien : certaines molécules antiparasitaires canines courantes, la perméthrine en particulier, sont toxiques pour le chat et peuvent provoquer tremblements et convulsions. Enfin, tous les chats, chiens et furets du foyer doivent être traités, même sans symptôme.

Quel est le prix du traitement de la gale des oreilles chez le chat en 2026 ?

Les tarifs vétérinaires étant libres en France, les écarts sont importants. Les fourchettes indicatives relevées en 2026 situent la consultation entre 30 et 60 €, le prélèvement de cérumen examiné au microscope entre 30 et 80 €, le nettoyage auriculaire en clinique entre 20 et 50 €, la solution de nettoyage entre 10 et 25 €, l’antiparasitaire acaricide entre 15 et 60 €, le traitement d’une surinfection entre 20 et 50 € et la consultation de contrôle entre 30 et 50 €. Un cas simple pris tôt sur un seul chat se règle le plus souvent entre 80 et 170 €, tandis qu’un parcours complet avec contrôle est situé par plusieurs sources du marché entre 165 et 365 €. En cas de complication, la chirurgie d’un othématome est chiffrée autour de 270 € en moyenne, avec une fourchette de 200 à 1 000 € selon les cas. Pensez aussi à multiplier le poste antiparasitaire par le nombre d’animaux du foyer. Seul un devis de votre vétérinaire vaut engagement.

L’assurance chat rembourse-t-elle la gale des oreilles ?

Il faut distinguer deux garanties. L’épisode de maladie relève des frais vétérinaires : consultation, cytologie auriculaire, nettoyage en clinique, antiparasitaire prescrit et traitement d’une surinfection sont remboursés selon le taux de la formule, le plus souvent de 50 à 100 %, dans la limite du plafond annuel. En revanche, un antiparasitaire administré en routine à un animal sain est un acte de prévention : il dépend du forfait prévention, une enveloppe annuelle souvent comprise entre 30 et 80 € selon les formules. Trois points méritent votre attention. La franchise d’abord : un épisode simple à 120 € peut passer entièrement sous une franchise annuelle et ne rien vous rapporter, et il est utile de vérifier si elle s’applique par acte ou une fois par an. Le délai de carence ensuite, couramment de 30 à 45 jours pour les maladies, qui rend inutile une souscription le jour de la découverte des symptômes. L’antériorité enfin : une gale déjà déclarée au moment de la souscription est considérée comme préexistante et exclue dans la quasi-totalité des contrats, certains assureurs excluant alors les otites dans leur ensemble. Seules les conditions générales font foi.

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